Séminaire doctoral SFL-LLF

Description

Le séminaire est conçu comme un espace pour permettre aux doctorants de présenter leurs travaux, afin d'obtenir du feedback dans un contexte convivial et informel, et de favoriser les collaborations avec d'autres doctorants.

Les présentations peuvent porter sur son projet de recherche (notamment pour les nouveaux arrivés), un aspect de ses travaux (théorique ou méthodologique), ses résultats, un exposé sur un article ou un chapitre, etc.

Agenda

Cette annné, le séminaire SFL-LLF a eu lieu de 18h à 19h30 aux dates indiquées ci-dessous. Pour les deux dernières séances (en mai et en juin), le séminaire se tiendra en présentiel, de 17h à 18h30, dans le lieu communiqué ci-dessous.

Lieu

À partir du mai 2022, les séances auront lieu en hybride. La séance du lundi 13 juin aura lieu de 17h à 18h30 en salle 0009 à Sophie Germain (RDC, Place Aurélie Nemours 75013 Paris, accès métro 14/RER C/ Tram T3a).

Les séances du premier semestre de l'année 2022-2023 sont prévues à Pouchet (SFL), celles du deuxième semestre à Olympe de Gouges (LLF). Il sera possible de suivre à distance.

Les séances précédant mai 2022 avaient eu lieu à distance - un lien zoom a été envoyé avant chaque séance aux doctorants du LLF et de SFL. Si vous ne faites pas partie de ces laboratoires mais que vous souhaitez tout de même recevoir les informations relatives au séminaire, veuillez écrire à seminaire.doctoral.sfl.llf@gmail.com.

Pour présenter

Chaque participant a 45 minutes au total, avec 30 minutes de présentation au maximum. Les présentations plus courtes avec des problèmes de méthodolgie ou d'interprétation des résultats sont vivement encouragées ! Si le présentateur le souhaite, il est possible de faire moins. Si vous souhaitez faire une présentation, veuillez écrire à seminaire.doctoral.sfl.llf@gmail.com en donnant un bref aperçu de ce dont vous allez parler (5 à 10 lignes),  et le temps dont vous aurez besoin.

Il est important de s'assurer que tout le monde peut suivre le contenu, même s'il n'est pas un expert en la matière. Nous vous invitons à faire précéder votre communication par une introduction sur les notions et concepts clés de votre travail.

Calendrier pour cette année

Notre prochaine séance aura lieu le lundi 13 juin.

Venez nombreux ! Ce sera une belle occasion de rencontrer d'autres doctorants et de connaître les travaux de vos collègues.

  • 13 juin (en présentiel/in person!)
    • Ruihua Mao (LLF)
    • Titre : Extraction out of Mandarin and English if-adjunct clauses: the role of topicalization
    • Résumé : Constraints on long-distance dependencies have been crucial for linguistic theory, and competing theories have been proposed to account for their (un)acceptability. The “generative” approach argues that “island” constraints on long-distance dependencies are syntactic in nature and generalize across languages and across constructions (Huang, 1982; Chomsky, 1986). The processing approach claims processing factors such as frequency and working memory load are at work (Klunder, 1991; Hofmeister & Sag, 2010; Liu et al., 2022). The discourse approach assumes that semantic and discourse factors play a role. Inspired by the “Backgrounded Constructions are Island” constraint introduced by Goldberg (2013), Abeillé et al (2020) propose that the discourse function of the construction is at work: the infelicity to extract an element out of a backgrounded constituent is worse when the extracted element is focalized.
      We conducted contextualized acceptability judgment experiments on IBEX, manipulating (1) Extraction (±extraction) and If-position (initial vs. final); (2) Extraction (± extraction) and Clause type (that-clause vs. if-clause) in English and Mandarin respectively.
    • Langue : anglais/English
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    • Gavris Daniel (SFL)
    • Titre : Neurocognition du langage : traitement neurocognitif des structures morphosyntaxiques complexes en français. Le cas du subjonctif français : résultats ERP
    • Résumé : Les structures complexes ont un grain d’intérêt majeur dans le domaine de la neurocognition dans ces dernières décennies. La complexité a été considérée définie différemment selon la complexité linguistique que les chercheurs veulent étudier (Friederici, 2006 ; Just and others 1996; Stromswold and others 1996; Caplan and others 1998, 1999; Röder and others 2002; Ben-Shachar and others 2004; Bornkessel and others 2005). La plupart d’entre eux sont d’accord pour la définir sur la base des relations qui existent au sein d’un système et les propriétés émergentes que ces relations permettent (Bulté & Housen, 2012 ; Heylighen, 2007). Le subjonctif français peut être considéré alors comme une complexité morphosyntaxique. Il a fait l’objet d’au moins 37 théories linguistiques toutes obéissances confondues dont l’objectif a été d’expliquer son emploi en français. Toutefois, il n’est pas encore clair quelle est la place occupée par la syntaxe, d’une part, et par la sémantique, de l’autre dans le processus de traitement du subjonctif français. À aujourd’hui, il n’existe pas d’étude qui étudie le fonctionnement du subjonctif avec l’approche neurocognitive. C’est pourquoi nous avons investigué le traitement neuronal du subjonctif par des francophones natifs en utilisant la technique de l’électroencéphalographie (EEG). La recherche a eu comme objectif de préciser les marqueurs neurocognitifs (N400, P600, LAN, ELAN) impliqués lors du traitement du subjonctif pour expliquer, par la suite, la composante linguistique responsable (syntaxe ou sémantique) de la structure de ce mode en français. Nos résultats pourront ensuite trouver leur utilité dans le domaine des neurosciences, notamment dans le cas des personnes atteintes de maladies neurodégénératives qui ont des difficultés pour la production de telles structures morphosyntaxiques complexes (Marin et al., 1983).
    • Langue : français/French
  • 23 mai (en présentiel/in person!)
    • Peijia Su (LLF)
    • Titre : Head noun reconstruction effects in Chinese: Condition C or cataphora ?
    • Résumé : The results of our previous experiment showed that in relative clauses (RC) in Chinese, the coreferentiality between a pronoun within the RC and a proper noun within the head NP yields degraded acceptability ratings, as in *Tai xihuan tk DE [Lucyi DE ge]k ((Lit.) the song of Lucyi that shei likes), which suggests hinese exhibits reconstructions effects of the head NP via Condition C violation in RCs. However, this unacceptability of coreference could in principle be due to a confound: the well-known cataphora dispreference in Mandarin Chinese. Thus, we prepared a control experiment aiming at verifying whether Condition C reconstruction effects really exist in RCs in Chinese. The experiment tested whether the coreference is much less acceptable in a structure with both cataphora and Condition C violation than in one with only cataphora, given the context that force a coreferential reading.
    • Langue : anglais/English
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    • Guangzhao LI (SFL)
    • Titre : Structure informationnelle et acquisition de la référence aux entités en chinois L2 : évolution des variétés d’apprenants adultes francophones
    • Résumé : Le sujet de recherche de cette thèse est l’itinéraire acquisitionnel de la structure informationnelle (SI) en chinois L2 par des apprenants adultes francophones. La SI concerne la façon dont l’information est organisée dans le discours qui reflète les divers besoins communicatifs. Elle affecte fortement la manière dont les locuteurs se réfèrent aux entités impliquées dans un événement, et influence leurs choix des moyens linguistiques, tels que des marquages morphosyntaxiques ou prosodiques. Notre recherche se focalise sur l’acquisition de la référence aux entités, et nous aborderons l’introduction, le maintien, le changement et le contraste des entités dans le discours. Nous visons à étudier la complexification du lecte d’apprenant, du niveau débutant jusqu’au niveau avancé. Autrement dit, nous nous intéressons aux choix des moyens formels pour effectuer les fonctions textuelles du mouvement référentiel. Les dispositifs linguistiques comprennent du marquage local (morphologie nominale) et du marquage global (ordre de mots). La façon dont le locuteur transmet l’information reflète ses calculs sur des connaissances supposées de son interlocuteur : il choisit ainsi l’expression linguistique adéquate de faire référence à l’entité pour que son interlocuteur puisse à son tour l’identifier. Le choix d’une expression référentielle dépend donc du degré auquel un référent peut être présupposé dans un contexte donné (hiérarchie d’accessibilité). Les principes d’organisation informationnelle varient d’une langue à l’autre, la difficulté de l’acquisition de la SI empêche la maîtrise totale de la langue cible. En analysant l’itinéraire acquisitionnel de la référence aux entités par les apprenants francophones du chinois L2, notre travail essaie d’étudier 1) les différences interlinguistiques entre les discours des locuteurs natifs du français et du chinois, 2) l’ordre d’acquisition des moyens linguistiques par l’apprenant, 3) l’évolution des correspondances forme-fonction en fonction du niveau de l’apprenant et 4) les perspectives choisies par l’apprenant sous l’influence translinguistique de la L1.
    • Langue : français/French
  • 25 avril 
    • Béatrice Pahontu (LLF)
    • Titre : Le marquage perfectif/imperfectif et l’avertivité en roumain. Une étude expérimentale de la périphrase a fi pe cale ‘ être en voie de’.
    • Résumé : Dans cette présentation, je discuterai la catégorie sémantique de l’avertivité en roumain. L’avertivité est une catégorie encore méconnue dans beaucoup de langues, désignant un événement qui n’est pas parvenu à son terme, cf. faillir + inf. en français. La description des marqueurs avertifs a connu un grand intérêt ces dernières années, y compris au sein des langues romanes. Cependant, les langues ibéro-romanes et l’italien ont été mieux décrites, alors que les marqueurs avertifs du roumain restent encore très peu documentés. L’objectif de cette communication est de contribuer à la description de l’avertivité en roumain, et cela à travers l’étude de la périphrase a fi pe cale.
    • J’ai conçu une étude expérimentale (Yes-No Task) comportant 30 items, dans des phrases mono-clausales : 10 items de sens négatif (a se prăbuși ‘s’écraser’), 10 items de sens neutre (a intra ‘entrer’) et 10 items de sens positif (a câștiga ‘vaincre’). Chaque item a deux conditions (imperfectif vs. perfectif), comme illustré en (1), et il est suivi par une question avec deux réponses: Oui, si l’événement a eu lieu ; Non, si l’événement n’est pas parvenu à son terme. Le choix des verbes d’achèvement et de la 3e personne singulier est motivé par les tendances observées sur corpus. L’analyse est basée sur les réponses de 62 locuteurs natifs du roumain.
    • (1) Un avion {era_imp / a fost_perf pe cale} să se prăbușească din cauza condițiilor meteo.
    • ‘Un avion a failli s’écraser à cause des conditions météorologiques.’

      Résultats : (i) L’emploi avertif de la périphrase est conventionnel à la fois avec le marquage perfectif et imperfectif, et diffère de ses contreparties dans les autres langues romanes.

    • (ii) La périphrase avertive n’est pas sensible au sens lexical du verbe avec lequel elle s’associe.
    • Langue : français
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    • Mideline Dragon (SFL)
    • Titre : Typologie des constructions de degré : cas du créole haïtien et du luganda
    • Résumé : Dans la littérature, l’anglais est considéré comme une langue à degré car on y trouve ces différentes constructions de degré, avec un adjectif comme prédicat gradable : question de degré, phrase de mesure, équatif, comparatif de supériorité, superlatif, comparatif différentiel, subcomparatif.

      Suivant la classification de Stassen (1985, 2013) l’anglais est une langue à particle comparative avec son marqueur de paramètre than (1) tandis que le créole haïtien (CH) est une langue à exceed comparative avec son marqueur de paramètre pase (2) ainsi que le luganda avec son verbe singa (3).
      (1) Sally is taller than Joe. (Beck & al., 2004 : 296, ex19)

    • (2) Ou te di mwen pi dous pase mango
      2SG ANT dire 1SG MC ADJ MS mangue
      ‘Tu avais dit que je suis plus doux qu’une mangue’ (Triomec’s, Pou ki)

      (3) a. Kizito asinga Kato obukulu
                  Kizito a-singa Kato o-bu-kulu
                  Kizito NC1-exceed Kato AUG-NC14-old
                  ‘Litt : ‘Kizito exceeds Kato in oldness’
                  ‘Kizito is older than Kato’

    •        b. Kizito mukulu okusinga Kato
                  Kizito mu-kulu o-ku-singa Kato
      Kizito NC1-old AUG-NC15-exceed Kato
                  ‘Litt : Kizito is old exceeding Kato’
                  ‘Kizito is older than Kato.’ (Bochnak 2013 : 116, ex 182-183)

      Dans cette présentation nous voulons, premièrement voir si le CH et le luganda sont des langues à degré comme l’anglais en nous appuyant sur les paramètres établis par Beck & al. (2004, 2009) et deuxièmement, nous voulons analyser leurs marqueurs afin de faire ressortir leur similarité et leur différence étant des langues faisant partie d’une même catégorie, en nous basant sur les travaux de Bochnak (2013), Cabrédo (2020).

    • Langue : français
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  • 21 mars 
    • Zhanglin Xie (LLF)
    • La surgénéralisation intralinguale dans l'acquisition de la position de l’adjectif épithète en FLE : une approche expérimentale.
    • Résumé : La description de la position de l’adjectif épithète en français et son explication en termes théoriques ont déjà été source de nombreux débats. La question de l’acquisition de cette propriété en français L2/L3 est en revanche une question récente. Elle a donné lieu à un petit nombre de travaux, et il est communément admis que les apprenants du français L2/L3 rencontrent des difficultés dans l’acquisition de cette propriété. Les résultats provenant de mon mémoire M2 démontrent que les apprenants sinophones se trompent souvent dans le placement des adjectifs antéposés non-fréquents (eg. *un danseur piètre, *un menteur fieffé etc...), ce qui pourrait s’expliquer par une surgénéralisation de la règle - le placement postnominal par défaut. En conséquence, nous souhaitons examiner si les apprenants de FLE généralisent également cette règle dans leur choix du placement de l'adjectif. Pour ce faire, nous monterons une expérience psycholinguistique auprès des apprenants ayant différentes langues maternelles en analysant leur maîtrise du placement des trois types d'adjectifs distingués - les adjectifs généralement antéposés (eg. piètre), les adjectifs généralement postposés (eg. suave), ainsi que les adjectifs généralement alternants (eg. immense). Nous nous attendons à observer une préférence générale pour la postposition dans les productions des apprenants de FLE. Plus spécifiquement, nous supposons que
    • - les sujets placeraient correctement les adjectifs généralement postposés après le nom.
    • - les sujets placeraient incorrectement certains adjectifs généralement antéposés après le nom, en particulier, ceux qui sont moins fréquents.
    • - les sujets auraient tendance à placer les adjectifs alternants après le nom lorsque le contexte favorisant le choix d'une position par rapport à l'autre n'est pas fourni.
    • Langue : français
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  • 21 février 
    • Suzanne Lesage (LLF)
    • Redéfinir les proformes réfléchies : une approche paradigmatique.
    • Résumé : Dans cette présentation, je vais tenter de situer les formes réfléchies, antiréfléchies, neutres et emphatiques les unes par rapport aux autres. Pour ce faire,  je vais présenter deux définitions qui ont la particularité d’être à la fois paradigmatiques et non catégoriques. Au vu de données que je présenterai brièvement, il semble vain, pour ne pas dire impossible, de définir ce qu’est un réfléchi sans prendre en compte sa contrepartie antiréfléchie. Il paraît donc fondamental que cette opposition paradigmatique structure mon approche. Il semble également illusoire de se reposer sur des distributions complémentaires strictes, qui amènent à écarter de notre attention un grand nombre de cas intéressants. En conséquence, mes définitions seront intrinsèquement quantitatives, contrairement aux définitions traditionnelles, et pour la seconde il faudra recourir à des argument empiriques basés sur l’observation quantitative telle que le permettent les expériences psycholinguistiques ou les études de corpus pour établir le statut de réfléchi d’une forme. 
    • Langue : français
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    • Adrien Dadone (SFL)
    • Les subordonnées relatives en « que » et « qui » : analyse d’un point de résistance dans l’accès à la littératie d’adultes sourds locuteurs de la langue des signes française (LSF) langue 1 et proposition didactique de remédiation.
    • Résumé : Il est maintenant largement admis que de nombreux sourds rencontrent des difficultés à accéder pleinement à l’écrit. En revanche, les raisons de ces difficultés et les outils didactiques pour y remédier font encore l’objet d’intenses réflexions. Parmi ces difficultés, on retrouve l’usage de la subordonnée relative, point de résistance déjà identifié dans la littérature anglophone et que j’ai pu repérer dans ma pratique de formateur de français L2 à des adultes sourds ayant la LSF en comme langue principale. L’objet de ma recherche sera d’investiguer ce point de résistance pour le contexte français en nous concentrant sur les relatives les plus courantes en français, celles introduites par les pronoms « que » et « qui », en vue formuler par la suite des préconisations didactiques. Comme première hypothèse, nous soutenons l’idée que les sourds manquent de connaissances métalinguistiques, que ce soit pour leur L1 ou leur L2, ceci expliquant en partie les difficultés d’apprentissage de la relative. Notre seconde hypothèse, liée à la première, concerne le canal et donc les modes d’expression respectifs de la LSF et du français : le passage d’une langue exploitant massivement la simultanéité (multilinéarité) à une langue contrainte à la linéarité freinerait la maîtrise des phrases à relative dont l’expression est linéaire. Si ces hypothèses sont vérifiées, elles révèleraient des voies d’accès à l’écrit spécifiques aux sourds et qu’à ce titre une didactique de l’écrit tenant compte de ces spécificités est à mettre en œuvre. 
    • Langue : LSF (avec interprétariat LSF-français)
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  • 17 janvier 
    • Dorotea Bevivino (LLF)
    • A cross-linguistic and acquisitional perspective on prosodic priming
    • Résumé : In the last decades, research in different areas has pointed more and more at the key role played by prosody in language processing. However, some questions remain open. First and foremost, what drives this facilitating effect, i.e. what are the specific prosodic cue(s) responsible for it? Secondly, are there specific kinds of prosodic cue(s) that different languages highlight and rely on, and which one(s) are they? Lastly, how and when do we acquire and manage these mechanisms? To answer some of these questions, the idea of this project is to look at the specific role of prosody on syntax, and specifically on syntactic ambiguity resolution, from a cross-linguistic and acquisitional perspective. The prosodic priming paradigm will be used to isolate and test specific prosodic cues responsible for syntactic ambiguity resolution. In this talk, I will present the background and design of a first experimental study to test the generalizability of the prosodic priming paradigm in production in both English and French.
    • Langue : anglais
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    • Bianca de Paolis (SFL)
    • Interaction entre prosodie, syntaxe et structure informationnelle au passage de la L1 à la L2: une étude sur l'italien et le français.
    • Résumé : Ma recherche consiste en une analyse de l’interaction entre prosodie, syntaxe et structure informationnelle des énoncés dans le processus d’acquisition d’une langue seconde, en particulier dans le cas de deux langues romanes : la langue française et la langue italienne. L’enquête vise à explorer les stratégies de caractérisation prosodique et syntaxique mises en œuvre par les locuteurs des deux langues natives pour exprimer la structure informationnelle de l’énoncé, et les remodulations que ces stratégies subissent dans le processus d’acquisition de la L2. Afin d’analyser ces aspects, je suis en train de bâtir un corpus de données orales élicitées en contexte expérimental, et de mettre à point un système de codage efficace pour l’annotation de tous les facteurs qui sont susceptibles de jouer un rôle dans la structuration du discours des apprenants.
    • Langue : français
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  • 6 décembre 
    • Zifeng Liu (LLF)
    • Perceptual bias for segmental and tonal speech errors
    • Résumé : Studies of speech errors on tone have demonstrated that tonal speech errors are less frequent than segmental speech errors. This difference has been consistently observed in different tone languages (Cantonese, Mandarin, Thai). However, these studies are all based on transcribed data collection, a method that has been questioned for its perceptual and/or experimental bias. In particular, transcribing speech errors of a tone language might be a much more complex task for our perceptual system since transcribers are asked to pay attention to two types of errors, tone and segment, simultaneously. Therefore, tonal errors are probably neglected during the transcription task. The aim of the present project is to investigate this potential bias through a series of production and perception experiments. In this presentation, I will introduce first the protocol of a reading task and a simultaneously hearing-speaking task, which are aimed to elicit speech errors. Thereafter, I will introduce a transcription task designed to compare subjects’ performances on transcribing different types of speech errors. 
    • Langue : anglais
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    • Lesley Páramo (SFL)
    • Intégration de la L3 dans le lexique mental plurilingue par une approche didactique bilingue ou trilingue
    • Résumé : Ce projet a pour objectif d’examiner l’intégration d’une nouvelle langue (L3) dans le lexique mental plurilingue. Nous adoptons des modèles d’acquisition lexicale selon lesquels les items lexicaux s’intègrent au lexique en s’attachant aux représentations lexicales déjà établies. Nous prenons comme population cible des bilingues (simultanés : anglais et français 2L1, et séquentiels : anglais L1 et français L2) qui apprennent l’espagnol L3 en contexte scolaire bilingue (anglais-français). Pendant une phase d’acquisition, ils apprendront 40 nouveaux mots en espagnol. Ensuite, des tests de vocabulaire ainsi que le paradigme de la reconnaissance en traduction seront employés afin de répondre aux questions suivantes. Premièrement, quelle approche didactique facilite le plus l’acquisition du vocabulaire en L3 (AL3) : une approche trilingue (L3 en relation avec L1 et L2) ou bilingue (L3 en relation avec L1 ou L2) ? Deuxièmement, quelle approche bilingue (L1 ou L2) facilite le plus l’AL3? Finalement, quelle langue (L1/L2) sert de locus d’intégration privilégié pour l’AL3 en approche trilingue? Nous postulons que la sélection de la L1 ou de la L2 comme locus d’intégration dépend de différents facteurs qui influencent l’activation relative de ces langues, et donc leur participation à l’AL3.
    • Langue : français
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  • 15 novembre 
    • Cécile Larralde (LLF)
    • What can discourse connectives teach us about the processing of non-truth-conditional meaning?
    • Résumé : A sentence containing two conjuncts combined with but, so or and is true if both of the conjuncts are true. However, but and so, unlike and, contribute to the non-truth-conditional meaning of the sentence by imposing the computation of a pragmatic inference of, respectively, contrast and causality. This property of non-truth-conditional discourse connectives to lexically encode pragmatic meaning has made them a popular subject of theoretical and empirical studies aiming to characterize their meaning and their integration to discourse. Little is known however about their exact inferential profile in isolation of the entertainment of other pragmatic inferences relying on world knowledge or extensive contextual assessment. Improving our understanding of the processing of non-truth-conditional discourse connectives would contribute to characterize general pragmatic processes. My PhD journey will be concerned with establishing a clearer picture of the inferential profile of non-truth-conditional discourse connectives. In this talk I will share reaction time study constituting the first step of my doctoral research.
    • Langue : anglais
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    • Mauro Vigano (SFL)
    • Interpreting agrammatism in the light of generative syntax frameworks
    • Résumé : The term “aphasia” refers to a cluster of acquired language disorders following brain lesions. The clinical features of aphasia are heterogeneous: the level of language processing impaired and its severity are related to the location and the extent of the brain lesions. Agrammatism is a possible feature of aphasia and is defined by the production of short and simplified sentences with morphemes omissions and deficits in the comprehension of complex sentences. In order to interpret the mechanisms underlying agrammatism, several hypotheses have been proposed. The aim of the project is to investigate different accounts of agrammatism, analysing the comprehension and the production performances of Italian-speaking and French-speaking subjects with aphasia. The notion of sentence complexity will be explored considering the characteristics of the syntactic structure (multiple projections in the syntactic tree, presence of syntactic movement), the canonicity of the constituents’ order, the semantic features of the lexical items and the computational load (in terms of number of phrases/morphemes/phonemes). The study will contribute to a better understanding of agrammatism both from a theoretical and a clinical point of view, providing cross-linguistic evidence for testing different interpretative hypotheses.
    • Langue : français

Archives des séances (2020-2021)

  • 3 novembre 
    • Yanis Da Cunha et Suzanne Lesage 
    • Contraintes sur l’usage du possessif emphatique du français son propre : une étude de corpus.
    • Anne Vanbrugghe
    • Apprentissage de la lecture-écriture, un objet complexe, l’exemple des sourds, à travers les discours scientifiques.
    • Clément Kamissoko 
    • La pluralité des approches didactiques dans l'enseignement-apprentissage du français au Mali : enjeux et perspectives.
  • 1er décembre
    • Angélique Jaber 
    • S’exprimer dans deux langues simultanément : classification des énoncés bilingues Français-LSF
    • Alireza Jaferian
    • Questions de phonologie persane : structure phonématique, processus phonologiques, stratégie d'adaptation des emprunts.
    • Anne Caline
    • Accent et genre des termes d'origine bantu et yoruba en portugais (Brésil).
  • 26 janvier
    • Timothée Prémat
    • Cartes et graphiques, quelques pistes de représentation de données linguistiques en utilisant R
  • 23 février
    • Daniel Gavris
    • Étude neurocognitive du traitement et de la production de structures morphosyntaxiques complexes chez des locuteurs francophones et des apprenants avancés de L1 typologiquement éloignées.
    • Maria Copot
    • Prédictibilité et fréquence : approche expérimentale et computationnelle pour comprendre leur rôle dans le lexique mental.
  • 30 mars
    • Sophie Wauquier
    • Comment écrire une thèse
  • 20 avril
    • Abdelaaziz Boussayer
    • NP-internal agreement : adjectival modification in Amazigh
    • Peijia Su
    • Structures non canoniques de modification phrastique du nom : relatives sans gap en chinois
    • Vincent Surrel
    • Élaboration philologique et analyse linguistique d'un corpus nord-occitan : pour un bilan provisoire
  • 25 mai
    • Tatiana Kiseleva
    • L'acquisition de l'article français par des apprenants russophones L2+ en contexte universitaire en Russie
    • Beatrice Pahontu
    • Étude des emplois aspectuels du roumain a fi pe cale ‘être en voie de’. Une approche de corpus.
  • 29 juin