Présentation

À travers l'analyse formelle des unités traditionnelles du langage – le mot, la phrase, l'énoncé ou le discours – et l'analyse d'un ensemble de langues  diversifié, les chercheurs du Laboratoire de Linguistique Formelle explorent le système cognitif du langage dans son entier. Animé d'un esprit ouvert et collaboratif, le Laboratoire de Linguistique Formelle est membre du Labex EFL – Empirical Foundations of Linguistics (2011-2019), et participe à de nombreuses collaborations nationales et internationales.

La spécificité du Laboratoire de Linguistique Formelle est la combinaison de deux diversités complémentaires : diversité des approches théoriques et diversité des langues étudiées.

L'unité des chercheurs du Laboratoire repose sur un ensemble de convictions partagées :

  • La linguistique se construit par une interaction constante entre description, analyse, formalisation et théorie ;
  • Il est possible d'analyser les données linguistiques de façon relativement indépendante des modèles théoriques.
  • L'analyse se nourrit de la comparaison approfondie des langues.

Statut académique et histoire

Le Laboratoire de Linguistique Formelle est une unité mixte de recherche (UMR 7110) sous la double tutelle du CNRS et de l'Université Paris Diderot. Elle est rattachée à l'Université Paris 7-Denis Diderot. Dirigée par Olivier Bonami depuis mars 2016, elle compte 13 chercheurs CNRS, 4,5 ITA/ITRF, 17 enseignants-chercheurs et 39 doctorants.

Fondé en 1972 par Antoine Culioli – initialement comme équipe de recherche associée, puis comme unité de recherche associée –, le Laboratoire de Linguistique Formelle a été dirigé par Jean-Claude Milner (1990-1999), Jean Lowenstamm (1999-2005), Alain Kihm (2005-2011) et Anne Abeillé (2011-2016).

Les paradigmes

Les travaux du Laboratoire de Linguistique Formelle s'inscrivent dans des paradigmes théoriques variés, qui relèvent majoritairement de la linguistique formelle.

Les travaux en syntaxe s'inscrivent dans le cadre du programme minimaliste (MP) ou des grammaires basées sur des contraintes : les grammaires syntagmatiques (HPSG), les grammaires de constructions, les grammaires lexicales-fonctionnelles (LFG), les grammaires d'arbres adjoints (TAG).

Sont également pratiquées dans le laboratoire  l'étude du discours dans le cadre Discourse Representation Theory ((S)DRT) ; en sémantique et pragmatique formelle, la théorie des quantifieurs généralisés, la sémantique formelle du dialogue, les approches sous-spécifiées (UDRT, MRS) ; en morphologie, les approches Mot et paradigme, la morphologie distribuée (DM) et la morphologie lexématique; en phonologie, la Phonologie du gouvernement, la phonologie basée sur les contraintes, la phonologie autosegmentale et métrique. De nombreux travaux portent sur les interfaces (morphologie-syntaxe, morphologie-sémantique, prosodie-syntaxe, syntaxe-sémantique etc.).

Le paradigme énonciatif, autour de la théorie des opérations prédicatives et énonciatives (TOPE), est également représenté.